• Dentiste, je t'aime

    Ah, le dentiste, hier soir !! J'avais oublié le plaisir relaxant d'être allongé sous ses yeux, à la merci de ce professionnel du sadisme ! Bon, j'en rajoute un peu, c'est vrai. Mais, bon, y a un peu de vrai dans cette description, n'est-ce-pas ?

    Donc, allongé, j'attends ses commentaires tel un journaliste radio commentant une épreuve sportive au bon vieus temps de la TSF (ai pas connu cette époque mais j'imagine). Point de mot, que nenni. Silence. Silence stessant. Silence mal odorant (oui, vous savez, l'odeur de l'émail et du vieil amalgame « roulettés »).

    Et puis, le voilà qui me visse un je-ne-sais-quoi dans ma pré-molaire à rafistoler. Et puis, enfin, il m'applique la pate. Ca va bientôt être fini. Et non, rebelotte, le voilà qui me visse un deuxième truc. Ah, oui, c'est vrai, en entrant, il m'avait dit qu'il allait refaire les amalgames des deux dents. J'avais oublié, moi. Normal, son anesthésie m'a endormi les neurones. Et pas seulement les neurones, j'ai le maxiliaire inférieur droit tout chose. Si bien que je lui gicle le liquide de rinçage sur son lino. Tant pis pour lui. Mais sans cette anesthèsie, j'aurai hurlé à la mort. Vous m'auriez entendu jusqu' à l'Ile de la Cité, j'en suis sûr ! Au moins.

    Une fois debout, je l'interroge : « c'était un coffrage pour poser le plombage, Monsieur ! ». Connaissais pas cette technique, moi. Voilà 5 à 7 ans que je n'ai vu une roulette de dentiste, depuis la retraite de ma dentiste qui m'avez connue tout mioch. Et qui ne mettait ni masque, ni gands. Et chez qui je n'était pas allongé mais assis. Et qui me commentait son travail. Ah, l'ancienne école de la dentisterie française ...

    « Bon, en sortant, vous prendrez RDV pour la semaine prochaine. Comme vous le voyez sur la pano (= la radio panoramique de ma dentition), je vais vous refaire les amalgames de ces quatre dents-là, qui ne sont plus étanches. ». Euh ! Oui ! Bien sûr ! Jouissif, tout ça !

    Mais c'est pour mon bien.

    Et, hier soir, mon corps ayant dégusté et certainement adoré le liquide anesthésiant, dodo à neuf heures. A moins que ce ne soit les prémices du printemps !

     

    Une question : les dentistes vont-ils chez le dentiste ?


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