• II. – MON COUSSIN DE BUREAU

    Vous avez certainement remarqué mon silence depuis le 20 décembre dernier (comment ça, non, ?!) ? J'ai publié ce billet-là depuis un PC libre de censure. Et pourquoi donc, me diriez-vous, puisque je vous ai habitué à des publications régulières (tous les jours de la semaine jusque à fin juillet dernier puis toutes les semaines depuis septembre) ? Oui, parce que je rappelle que je blogue depuis un PC censuré par ma boite (Oumpfff !!! Que celle ou celui qui blogue depuis son poste de travail et s'en offusque me jette le premier octet ... ).

    En fait, j'aurais dû être absent d'ici depuis le mercredi 19 décembre à 9 h 15. Précis, hein ? Ben oui puisque, au matin de ce jour-là, ma messagerie interne m'annonçait un problème de connexion au Net en cours de résolution. A chaque fois que j'ai ce message-là, j'implore le Bon Dieu du Net qu'il ne s'agisse pas d'une mise à jour des compétences de mon censeur.

    Car j'ai déjà subit les conséquences de cet accroissement de ses capacités de nuisance à Pâques 2006. J'en parlé ici (pour bien comprendre ce dont il s'agit et, notamment, apprécier l'identification du patronyme de mon censeur, il convient de lire à haute et intelligible voix (dans sa tête ; si, si, c'est possible !) les mots entre guillemets !!). A mon retour de quelques jours de repos, j'ai pu, de nouveau, franchir la barrière de BloggLand et m'y promener, la censure était levée ainsi que je le contais . La cause de cette largesse, me demandez-vous ? Simple : après avoir réuni en un seul et même tiroir (presque) toutes les plate-formes de blogs et de forums et en avoir fermé l'accès à toute la boite, il s'était aperçu qu'il en avait besoin pour bosser !!! Ah, ces informaticiens !!!

    Mais, comme mon censeur est en constante évolution quant à ses capacités de construction de barrières, de clôtures et surtout de murs, j'ai toujours pensé que cette histoire pascale n'était que les prémices d'une censure bien plus efficace.
    Et c'est ce qui m'arriva, en ce mercredi 19 décembre à 9 h 15. Lorsque je validais l'Url de BloggLand, je me suis fait, illico et presto, virer du ‘tit monde virtuel de notre village. Mon censeur a, depuis lors, rangé BloggLand dans le tiroir des sites « ouaibes » personnels.

    Je me suis alors demandé comment rejoindre notre petit village virtuel sans changer de PC. Mon copain Google m'a bien aidé. Mes promenades ça et là m'ont permis d'identifier 2 méthodes pour accéder, de nouveau, à BloggLand et, plus largement, à tous les lieux virtuels qui me sont fermés.
    Tout d'abord, j'ai rapidement compris que je devais télécharger, sur ma clé, un programme permettant de me faufiler sous le barrage construit par le censeur. Je l'ai fait mais, semble-t'il, je m'y suis mal pris pour installer le « tunelier » qui creuse son chemin de la même manière que le couteau coupe l'oignon (importante la référence à l'oignon, dans ce type de procédé ; si, si, sérieux !), d'autant que, quelques jours plus tard, en parcourant les discussions d'un forum , j'ai compris que je devais télécharger non pas un seul mais trois programmes. Trop compliqué !
    Une réponse publiée dans ce forum m'a bien aidée puisque l' internaute donnait, via un lien, une liste de sites faisant office de tunnels (vous suivez ?). Ce fut alors, pour moi, un jeu d'enfant de revenir ici, parmi vous. Parmi nous.

    Sauf que le hic, c'est que les sites en question sont très rapidement repérés par mon censeur qui me boute alors hors du net. Avec un peu d'astuces et mes rudiments d'anglais, j'ai trouvé le site qui offre la liste des sites mise à jour quotidiennement me permettant d'arriver jusqu'ici. Chaque jour donc, j'utilise un site différent. Selon mon traceur géographique, les machines me permettant de vous rejoindre sont installées en Amérique du Nord. Sont sympas, ces américains et ces canadiens, de me permettre de me promener sur le net, discrètement (pardon, anonymement). Oui, parce qu'il paraît que l'utilisation de ces sites ne laisse pas d'empreinte dans les mouchards !!! A ce qu'il paraît ...
    Le souci, c'est que l'après-midi, je constate que le passage d'une page à une autre est plus lent que le matin. Normal certainement (ou peut-être), puisque ces sites sont surtout connus des étudiants et salariés d'entreprises nord-américaines censurés par le même censeur que celui appelé par ma boite à (re-)construire le Mur de Berlin. Mais, est-ce là la seule raison ?!

    C'est là que vous vous demandez le rapport entre le contenu de ce billet et son titre, hein ? Ben, c'est très facile à comprendre. En faisant ce je fais, je m'assois sur la « Ch _ r t e i n _o r m at i que » de ma boite. En faisant ce je fais, je me suis donc confectionné un coussin de bureau !!! Au risque de me prendre un gros bouquin (rouge ou bleu, selon l'éditeur) dans la gu.... !



    PS : Vous aurez noté que ma rédaction est souvent imprécise pour (essayer de) cacher à mon censeur la manière dont je le contourne. Selon ce que j'ai lu dans les divers lieux virtuels de discussions, il paraît qu'il est capable de s'autoprotéger en repérant des infos pouvant lui nuire et en en fermant l'accès. Comment ça, je suis parano ?!
    PPS : Sinon, je me suis taté pour vous donner le lien en question grâce auquel je peux revenir sur BloggLand (et donc me ballader en toute liberté sur le net, partout et sans laisser de trace, paraît-il). Le voici . Toutefois, il faut savoir que plus les sites listés sont utilisés, plus vite le censeur va les repèrer et, donc, en fermer l'accès. Et ouais !


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  • Bon, ce billet, j'vous le fait en 2 parties, comme à ma grande époque où j'étudiais les œuvres littéraires (!), romanesques (!!) et érotiques (!!!) de Beccaria et, surtout, de Tronchet, Preameneu, Portalis et Malleville à Léon Duguit.


    I. – LA POLITESSE DU MOMENT

    A vous toutes et à vous tous, fidèles ou infidèles à mes billets,
    A vous toutes et à vous tous que je connais virtuellement ou réellement ou que je connais si peu voire pas du tout,
    A vous toutes et à vous tous qui m'offraient quelques mots en commentaires ou dont seul Blog-itExpress m'a signalé votre passage silencieux,

    A vous toutes et à vous tous, je vous souhaite une
    BONNE ANNEE 2008 .


    Oui, je sais, certaines/certains de vous allez me dire que ce genre de politesse, c'est suranné. Peut-être, mais moi, j'aime bien ce genre de politesse. Pas vous ?




    (à suivre : II. – MON COUSSIN DE BUREAU)

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  • Ce lundi matin (lundi dernier), je garde P'tit Ittou qui a passé son week end à faire de la fièvre. D'ailleurs, le médecin lui prescrira, le soir même, un antibiotique pour apaiser sa gorge enflée, ses amygdales grosses et ses tympans rosis.

    En ce milieu de matinée, après qu'il eût fini de regarder quelques dessins animés, je lui demande de me rejoindre pour qu'il échange son pyjama contre une tenue plus diurne. Et, comme à son habitude, après qu'il eût râlé avant d'accepter l'idée de se vêtir pour la journée, il passe de longues secondes dans la minuscule pièce au fond de laquelle est scellée une cuvette destinée à recevoir, entre autre, ses urines.
    A la fin de cet exercice manuel, alors que je viens de réunir dans sa chambre ses vêtements, je l'entends, d'une voix mi étonnée mi curieuse, m'interroger : « Papa, c'est quoi ? C'est quoi, ça ? ». Moi, interrogatif, depuis sa chambre : « Quoi, ça ? ».
    Je m'approche, intrigué par sa question. Et lui, de nouveau, de m'interroger, insistant : « Ça ! C'est quoi, Papa, ça ? ». Moi : « De quoi tu me parles ? ».
    Et là, je viens de comprendre. Je m'étais approché de trop près. Comme ma taille est plus grande que la sienne, je ne peux voir ce que sa main veut me montrer pour répondre à ses questions. Et je comprends trop bien que, désormais, il va me falloir assumer, encore plus, ma paternité ... Père, c'est être homme, n'est-ce pas ?

    « Ah, ça ? », lui ai-je répondu. Je me réserve un temps de réflexion pour autant gagner du temps que choisir mes mots. Et puis, je lui réponds, professoral : « Ça, ce sont tes testicules. Dedans, il y a plein de bébêtes qui servent à faire des bébés. ».
    Alors, je vois sa petite tête se lever vers moi, avec un regard étonné. A quoi peut-il bien penser, à cet instant ? Peut-être : « Qu'est-ce qu'il me raconte-là, mon Papa !!! De quoi il me parle !!! » ?
    Un peu décontenancé par une telle interrogation et pensant dèjà aux éventuelles autres questions suscitées par ma réponse, je me précipite pour le rhabiller et lui indiquer de m'accompagner dans sa chambre pour qu'il ote son pyjama afin d'enfiler ses vêtements de la journée. Oui, je sais, ce n'est pas très logique comme geste. Mais, il me permet aussi de mettre un terme à la discussion. Enfin, c'est ce que je crois !

    Car, sur le seuil de sa chambre, le voilà qu'il m'interroge de nouveau, d'une voix que je trouve anxieuse : « Papa, je vais avoir un bébé ? ». « Non, pas toi. Ce sont les filles qui font les bébés, pas les garçons. Tes testicules sont pleines de petites bébêtes, toutes petites, qui servent à faire des bébés. Mais, pas tout de suite. Quand tu seras grand, très grand. Et, quand tu seras grand-grand-grand, tu auras une copine à qui tu donneras toutes tes bébêtes. Et, c'est elle qui aura un bébé, grâce à tes bébêtes. A tes bébêtes à toi. Mais, pas maintenant. Quand tu seras grand-grand-grand. D'ailleurs, on en reparlera quand tu seras grand-grand-grand. Voilà, maintenant, il faut t'habiller. Allez, viens. Viens enlever ton pyjama ... ».

    Ouf ! Je m'en suis tiré par une réponse. Certes, il s'agit plus d'une demi-réponse qu'une réponse complète. D'une réponse d'attente. Mais, bon !

    Donc, je me suis donné du temps pour lui apporter d'autres précisions sur l'art et la manière de faire des bébés. Mais, je le connais. Désormais, il a de la mémoire. Il est capable de revenir sur le sujet dans quelques temps. Dans combien de temps ? Pas trop tout de suite, parce que je ne veux pas me sentir responsable du viol de ses copines préférées, Lucie, Marine et Marion.

    ‘toute façon, s'il insiste, s'il me demande comment on fait les bébés, j'ai prévu de lui dire à peu près ceci : « Eh bien, c'est très simple. A l'école, tu as vu que les garçons font pipi avec leur zizi et les filles font pipi par un petit trou ? Alors, pour faire un bébé, le garçon met son zizi dans le petit trou de la fille. Et tous les deux, ils bougent beaucoup. Et c'est comme ça que toutes les bébêtes qui sont dans les testicules du garçon vont dans le bidou de la fille. ». Avec une telle réponse à peu près préparée, j'me sentirai moins seul ! Et, ensuite, j'attendrais ses autres questions me demandant d'autres précisions.
    Oui, je sais, y a risque de viol dans la cour de récréation (rire) ...

    Bon, pour l'instant, nous n'en sommes pas là. Il va à l'école. Et, il en apprend autant, sinon plus, dans la cour que dans la classe.
    Pourvu que l'école fasse son boulot ... La classe ou la cour ?


    2 commentaires
  • Ah, mon censeur ...

    Fini, pour moi, la possibilité de dépenser des sous sur le net. Plus possible d'acheter sur des sites dédiés aux porte-monnaie virtuels. Depuis hier.

    Mais, pourquoi donc était-ce possible, cer derniers jours ? Pour permettre à quelques collègues, potes de ceux qui gèrent mon censeur, de passer des commandes de rentrée scolaire ? Ou une mise à jour technique ? Ou une autre raison ? Je m'interroge.

    Enfin ... Il paraît qu'il est possible de contourner concrètement l'action très efficace de cette censure en creusant un tunnel. Creuser un tunnel serait bien plus efficace que faire traduire la page censurée. Même si le passage par le tunnel ralentirait la vitesse de tournage des pages. Si, si. C'est ce qui se dit, dans les forums spécialisés. Et aussi ici : http://www.arkius.info/autres/acceder-aux-sites-censures-grace-aux-serveurs-proxy-youtube-pandora-myspace-wikipedia.html.


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  • Vous le savez peut-être, j'ai un censeur qui m'interdit l'accès à un grand nombre de sites. Je l'ai d'ailleurs dit après mon « expulsion » de BlogdLand (et de toutes les plateformes de blogs et de forums), l'an dernier, ici : http://www.blogg.org/blog-15857-date-2006-04-25-billet-censure-336205.html#comments.
    Qui est mon censeur ? J'avais mis son site en lien. Mais, en parcourant diverses présentations le concernant, j'ai perçu qu'il est capable de s'auto-protéger et de détecter des sites ouverts qu'il ne demanderait qu'à censurer. Alors, parano aidant, je préfère taire son identité. Mais, si vous lisez à voix haute certains passages de mon billet du 25 avril 2006, vous pourrez arriver à l'identifier. Si, si.

    Pourtant, aujourd'hui, je me suis aperçu que les sites qui permettent de dépenser des sous en les payant directement me sont ouverts. Yessss. J'vais pouvoir aller d'Orléans à Roubaix sans bouger, sans avoir à soulever les lourds catalogues de ces boites là. Ou acheter des cosmétiques au breton de La Gacilly. Ou ne plus avoir à pousser mon chariot à roulettes dans la grande épicerie de monsieur Gérard Mulliez. Ou .... je ne sais quoi encore.

    C'est ma banquière qui va être contente ... C'est beau, la vie au bureau, n'est-ce pas ?

    Mais, pour combien de temps encore ?

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